ex-Sur le chemin du travail... et au delà

"Just a plain hobbit you look," said Bilbo. "But there is more about you now than appears on the surface. Good luck to you!".
J.R.R. Tolkien, Lord of the Rings

Tuesday, January 9, 2007

Jérusalem, un grand chantier


Je sais, on construit dans toutes les villes, et Jérusalem ne fait pas exception.

J'ai vu en novembre dernier le grand chantier qu'est Montpellier avec la construction de la deuxième ligne de tramway.

Il n'empêche.

Ce matin, j'ai fait passer l'objectif de l'appareil photo par un des interstices du mur de tôle gondolée qui entoure le chantier près de mon travail, et voici le résultat.

Tous les matins, je pars au travail, appareil photo en main en me disant, je ne vais prendre qu'une seule photo, celle qui va monter sur le blog, et c'est tout. Et puis je me retrouve photographier sans arrêt :

tiens, un nain de jardin que je n'avais jamais remarqué dans un jardin à l'état presque sauvage ;


bizarre, je ne connaissais pas les lions de jardin ;



tiens, quelle merveille ces trois fenêtres, vais-je arriver à les fixer correctement ;



je ne prends jusqu'à présent les photos que dans une seule direction, de la maison au travail, peut-être devrais-je me retourner et avoir de la route que je fais une autre perspective matinale ? Et ces barrières, ne pourraient-elles me fournir un thème pour quand les sujets se tariront ? Et les balcons fleuris, ne sont-ils pas sympathiques ? Les arbres, les plantes, les détails, pittoresques ou non ?

Et me voilà partie à photographier dans tous les sens, et à me demander ensuite que faire monter sur cette page.

Le choix n'est pas toujours évident.


Mais pour ce matin, ce sera quand même le chantier de la Rue Gad Tedeschi en image principale.

Monday, January 8, 2007

Rue Shnieor Peleg


Jérusalem semble être pour l'éternité en construction permanente. La ville n'est qu'un grand chantier, où les rues sont chaque jour percées pour permettre la pose de l'électricité, de l'eau, des égoûts, des tuyauteries inombrables qui sont nécessaires à l'existence moderne et dont nous ne sommes que peu conscients.
Et avec les constructions, inmanquablement, surgissent ces qbris éphémères, le plus souvent métalliques, mais parfois aussi en bois, qui servent on ne sait trop quel but, si ce n'est de servir d'abri aux ouvriers du bâtiment qui travaillent à côté.
Depuis que nous avons emménagé, il y a onze ans maintenant, Route de Hevron, la rue a été ouverte au moins une fois par mois en moyenne, et parfois plus. Nous avons eu les travaux d'aménagement de Har Homa qui ont nécessité pendant de nombreux mois des tranchées sous nos fenêtres, puis il y a eu les changements dans la circulation, avec la réorganisation de la rue et sa subdivision en plusieurs voies, dont une réservée à la circulation des bus et des taxis.
Avec l'installation du tramway dans une partie de la ville, toutes les rues sont à un moment où un autre transformées en un vaste chantier qui bouleverse la vie des habitants et des commerçants. Encore heureux si des changements dans le traffic n'indiquent pas que tel ou tel quartier sera prochainement transformé en autoroute urbaine et sa tranquilité détruite pour toujours.

Sunday, January 7, 2007

Au haut de la rue Ein Gedi

Pas vraiment grand chose à écrire ce matin. En me retournant, j'ai photographié la rue Ein Gedi, vue du haut de la rue. A noter éventuellement, les arbres. C'est une rue bordée d'arbres de toutes sortes, pins, cyprès, platanes et autres. Elle est en sens unique dans la direction de la descente entre la rue Betar et la rue Kore Hadorot.
Au coin de la rue, à gauche, une maison de retraite. Plus loin, après la maison de retraite une organisation allemande, qui fait venir en Israël de jeunes allemands comme volontaires en signe d'expiation pour l'assassinat des Juifs sous le régime nazi.
J'ai compté en tout une quinzaine d'organisations, caritatives ou autres, institutions, caisses de maladie et banques sur les quelques rues qui sont l'objet - ou le sujet - de ce blog.

Thursday, January 4, 2007

Aire de jeux

L'aire de jeux qui jouxte la rue Shnior Peleg dans le nouveau quartier est réduite au plus stric minimum de la définition aire de jeux, un toboggan, deux basculettes (faute de mots pour décrire les minuscules chevaux de bois sur ressort métallique).
L'aire a été recouverte d'un goudron spécial, de couleur vert-gris (je ne blague pas) qui est censé atténuer les chutes.
La plupart des enfants jouent sur l'herbe, et le coin est très apprécié, vers la tombée de la nuit, par les retraités qui viennent se rafraîchir de la châleur torride de l'été. En hiver, ils descendent pour la plupart des bâtiments avoisinants en milieu de journée, pour prendre leur ration d'air frais de la journée, certains accompagnés de leur assistant/e philippin/e ou non.

Tuesday, January 2, 2007

Un mur

En haut de la rue Ein Gedi, une fois traversée la rue Bétar, il reste la deuxième partie du périple : traverser le nouveau quartier (certaines parties sont encore en construction). A un moment, devant le passant, un mur. Au delà, la rue Gad Tedeschi, et au fond, Kiryat Moriah.

J'aurais du photographier cette portion de route sous la neige. C'est fou ce qu'un tapis blanc jeté sur un terrain vague peut le sublimer et le transformer en paysage de beauté. Je ne sais pas quels sont les plans pour ce terrain qui jouxte la petite promenade (au delà du mur). Pour le moment c'est un peu triste de passer entre des immeubles fleuris et de se retrouver devant... la zone.

A ce point, je tourne sur la droite, puis sur la gauche et par le petit coin de jeux pour enfants, je rejoins la petite promenade.

Un peu plus de monde que d'habitude sur la promenade ce matin : une dame se repose en surveillant les ébats de son chien, un ouvrier remonte la promenade pour poursuivre son travail, et beaucoup plus loin quelqu'un fait sa gymnastique du matin, profitant de l'air frais et de l'espace libre.


L'arbre ? Complètement chauve, sans feuilles, nu. La neige a porté le dernier coup à ce qui restait de son feuillage.
Le plus déroutant est qu'à côté de cet arbre, quelques mètres à droite, une autre espèce verdoie encore, malgré l'hiver.
Ne l'a-t-on pas prévenu que c'est l'hiver?

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Monday, January 1, 2007

Rue Gad Tedeschi - entrée de bâtiment



Une entrée fleurie dans la "dernière ligne droite". A la fin de cette rue, le travail.

D'une entrée banale, une porte, des boîtes aux lettres, un interphone , les habitants de l'immeuble ont fait une entrée fleurie, intéressante, originale. C'est la seule entrée à être ainsi décorée, et cette floraison surprend le passant.

A vrai dire, je dois au fait de prendre tous les jours de travail une photo d'avoir remarqué ce détail ; sinon je serai passée devant, sur le chemin du travail, sans y faire attention. Mais le défi de présenter une photo par jour rend par force observateur.

Route de Hevron - Presqu'en face de la maison



En face de la maison, cette magnifique demeure offre l'hébergement aux jeunes sans toit, en particulier à ceux qui ont quitté la maison et ne savent où aller. L'association est appelée Etnahta, ce qui veut dire pause en hébreu. La maison est ce que l'on a coutume d'appeler une maison arabe, et ces demeures sont en général utilisées par des organisations gouvernementales, municipales, caritatives ou autres, plus que par des personnes privées, à cause des frais élevés d'entretien d'immeubles de cette taille, je suppose.
Sur le fronton à gauche, en chiffres arabes, (en agrandissant la photo on le voit) se trouve gravée la date de construction de la maison.
Cette demeure est maintenant intégrée à une grande artère de la capitale, mais lors de sa construction, elle se dressait relativement isolée sur la route qui menait de Jérusalem à Hévron. Tout au long de la route, avec des dates de constructions différentes, se trouvent d'autres maisons du même style et datant de la même période, une période où il était relativement sûr d'habiter dans une maison isolée en dehors des zones urbaines peuplées.